| Vanel Charles | ![]() |
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Acteur français (né à Rennes en 1892 - décédé à Cannes en 1989). Il se destinait à l'École navale mais un défaut d'acuité visuelle lui interdit de devenir marin. À douze ans, il est à Paris, fréquente le Théâtre Montparnasse et réalise que sa vocation est le métier d'acteur. En 1908, il débute comme figurant dans Hamlet et, en 1911, il joue un garçon de café dans Jim Crow , son premier film. Après la guerre, il entre dans la troupe de Firmin Gémier, au Théâtre Antoine, et revient devant les caméras en 1922 pour L'Âtre , de Robert Boudrioz, où il trouve son premier rôle important. Dès lors, il ne quittera pratiquement plus les écrans ; sa filmographie compte en effet près de quarante titres au temps du muet, et plus de cent vingt de l'aube du parlant jusqu'à son dernier film, Les Saisons du plaisir (Jean-Pierre Mocky, 1987). Son image la plus familière, à l'écran, est celle de l'honnête homme, défenseur incorruptible du Droit, parangon du Devoir, champion de la Loi et de l'Ordre. D'ailleurs, sa silhouette comme sa physionomie suscitent la confiance ; le regard franc, le menton énergique, le front haut expriment la pureté des intentions, la puissance des convictions. Javert intègre et miséricordieux (Les Misérables, Raymond Bernard, 1933), lieutenant épris d'idéal (L'Équipage, Anatole Litvak, 1935), héroïque pionnier de la civilisation (Les Pirates du rail, Christian-Jaque, 1938), officier sans états d'âmes (La Loi du Nord , Jacques Feyder, 1940), il a trouvé dans Le ciel est à vous (Jean Gremillon, 1943) le rôle le plus proche de ce qui semble être sa nature profonde : celui d'un humble garagiste qui puise dans d'infinies ressources de simplicité, de ténacité et d'amour, le courage de comportements héroïques.Mais cet acteur, dont la sobriété est la vertu cardinale, est tout aussi capable d'incarner des personnages peu recommandables. Ainsi le répugnant tenancier du Grand jeu (Jacques Feyder, 1934), le truand devenu camionneur et lâche du Salaire de la peur (Henry-Georges Clouzot, 1952), le gangster de L'Aîné des Ferchaux (Jean-Pierre Mellville, 1962), le chirurgien sans scrupules de Sept Morts sur ordonnance (Jacques Rouffio, 1975). Par deux fois, Charles Vanel s'est essayé à la mise en scène avec Dans la nuit (1930) et Affaire classée (1931), moyens métrages au climat insolite et désespéré dont il est également l'interprète. ____________________________ |
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