| Simone Kaminker, dite | ![]() |
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Actrice française (née à Wiesbaden, Allemagne, 1921 - décédée à Autheuil-Authouillet, Eure, en 1985). Venue au cinéma par hasard et sans vocation, Simone Signoret fait de la figuration dans quelques films comme Les Visiteurs du soir ( Marcel Carné, 1942). C'est le cinéaste Yves Allégret, dont elle sera un temps l'épouse, qui la fait vraiment débuter dans Les Démons de l'aube (1946), avant de lui confier, dans Dédée d'Anvers (1948) et Manèges (1950), des rôles de prostituée et de garce, personnages noirs ou amoraux, qu'elle incarnera encore dans Casque d'or (Jacques Becker,1952), Thérèse Raquin (Marcel Carné, 1953) et Les Diaboliques (Henry-Georges Clouzot, 1955). Elle épouse, en 1951, Yves Montand et joue à ses côtés, à la scène comme à l'écran, Les Sorcières de Salem (Raymond Rouleau, 1957), la pièce d'Arture Miller; elle partagera toute sa vie avec Montand un engagement politique revendiqué et soutiendra les luttes en faveur des droits de l'homme. Pour son interprétation dans Les Chemins de la haute ville, film anglais réalisé par Jack Clayton en 1958, elle reçoit à Holywood, l'oscar de la meilleur actrice. Sa carrière connaît alors un nouveau départ, et les années 1970 sont riches en rôles complexes et forts : L'Armée des ombres (Jean-Pierre Meleville, 1969), L'Aveu (Costa-Gravas, 1970), Le Chat et La Veuve Couderc (Pierre Granier-Deferre, 1971), Les Granges brûlées (Jean Chapot, 1972), Police Python 357 (Alain Corneau, 1976), La Vie devant soi (Moshe Mizrahi, 1977), qui lui vaut un césar, Judith Therpauve (Patrice Chéreau, 1978). René Allio, qui l'a dirigée dans Rude journée pour la reine (1973), un de ses plus beaux rôles, avait ressenti dans ses divers personnages : " [...] toute l'épaisseur, les détails, les dessous, les contradictions que l'on ne trouve que dans la création romanesque et qui mettent en jeu les mêmes dons que le poète où le romancier, avec abandon et maîtrise, avec naturel et art. " Simone Signoret a également écrit deux livres de souvenirs, La Nostalgie n'est plus ce qu'elle était (1976) et Le Lendemain, elle était souriante (1979), ainsi qu'un roman, Adieu Volodia (1984), ouvrages qui connurent un grand succès. Au lendemain de la mort de cette comédienne et militante passionnée, Marguerite Duras lui rendit ainsi hommage : " Elle a sorti la France de ses gonds, elle l'a faite internationale. Elle a crié les droits de l'homme partout. Impossible de remplacer Signoret. " _______________________ |
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