Rosemarie Albach-Retty, dite        RomySchneider Romie.jpg (10529 octets)                RETOUR

Actrice autrichienne (Vienne, Autriche, 1938 - Paris 1982).

Romy Schneider triomphe à ses débuts dans la populaire série des Sissi (Ernst Marischka, 1955-1957), comédies sentimentales " à l'eau de rose " où sa grâce mutine et naïve semble lui tenir lieu de talent.Christina (Pierre Gaspard-Huit, 1958), nouvelle version de Liebelei (Max Ophuls 1933), le plus grand succès de Magda Schneider, sa mère, est le premier film qu'elle tourne en France, où elle se fixe pour donner une nouvelle orientation à sa carrière. Car la jeune actrice est déterminée à renouveler son image d'adolescente trop sage en devenant une comédienne accomplie. Cette transformation va d'abord s' opérer sur scène, où Romy Schneider monte en 1961 pour interpréter, au côté d'Alain delon et sous la direction de Luchino Visconti Dommage qu'elle soit une putain, pièce du dramaturge élisabéthain John Ford. L'année suivante, elle confirme ses dispositions dans La Mouette de Tchekhov, mise en scène par Sacha Pitoëf. Au cinéma, elle trouve des rôles à sa mesure dans Le Procès (Orsson Welles 1962), Le Cardinal (Otto Preminger, 1963), La Piscine ( Jacques Deray, 1969) ; mais c'est dans les années 1970 qu'elle va connaître une rapide consécration et devenir l'une des plus grandes vedettes de l'histoire du cinéma français. Sa rencontre avec le cinéaste Claude Sautet est déterminante. Celui-ci va lui confier quelques-uns de ses personnages les plus émouvants, dans Les Choses de la vie (1970), Max et les ferrailleurs (1971), César et Rosalie (1972) et Une histoire simple (1978). Ce dernier titre vaut à l'actrice un second césar d'interprétation, après celui qu'elle avait obtenu pour L'Important c'est d'aimer (1975), d'Andrzej Zulawski. À ces films prestigieux, il convient d'ajouter ceux tournés sous la direction de Pierre Granier-Deferre (Le Train, 1973), Robert Enrico (Le Vieux Fusil, 1975), =Costa-Gravas (Clair de femme, 1979), Bertrand Tavernier (La Mort en direct, 1980), Francis Girod (La Banquière, 1980), Dino Risi (Fantôme d'amour, 1980) et Jacques Rouffio (La Passante du Sans-Souci, 1982), autant de cinéastes qui surent exalter le subtil alliage d'énergie et de fragilité, de fierté et de tendresse, de simplicité et de noblesse dont émane la radieuse féminité de cette actrice exceptionnelle.

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