RETOUR Les formats
 

Sur la largeur du film 35 mm, on peut inscrire des images de différents formats. L'introduction de la piste sonore vers 1929 vint amputer une partie de l'image muette définie par Edison (18 × 24 mm). Le nouveau format (16 × 22 mm) va alors constituer le standard du cinéma sonore.

En 1953, pour contrecarrer le petit écran de la télévision alors en pleine expansion aux États-Unis, la Fox lance le Cinémascope. À la prise de vues, l'image compressée horizontalement (anamorphosée) vient s'inscrire dans le cadre du film 35 mm. À la projection, elle retrouve ses proportions d'origine pour constituer sur l'écran une image large (1 × 2,35 m dans sa forme actuelle).

La vogue de l'écran large entraîna une multitude de procédés, notamment l'apparition des formats panoramiques obtenus très économiquement en diminuant la hauteur de la fenêtre de projection.

L'utilisation du film de 70 mm représentait une solution idéale pour l'écran large, mais ce format est aujourd'hui délaissé en raison de son coût prohibitif. À l'opposé, des formats réduits ont été commercialisés pour des usages marginaux ou à destination des amateurs : le 16 mm (dit format substandard, 1923), le 9,5 mm (dit Pathé-Baby, 1922), le 8 mm (1932), le Super 8 (1965).

                                    ___________________