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S'il suffit à l'écrivain d'une plume et de papier pour donner naissance à son œuvre, le livre, le cinéaste, avant de voir les images de son film sur l'écran blanc d'une salle obscure, doit s'assurer de multiples concours, financiers, artistiques, techniques. Ainsi le film, support matériel du rêve d'un artiste et produit fini d'une industrie, celle du cinéma, doit son existence au travail et au talent de tous ceux dont les noms défilent au générique. Longue bande mince, souple, transparente et perforée sur les bords, recouverte d'une émulsion photosensible sur laquelle s'inscrivent les images successives qui composent l' œuvre cinématographique. Par extension, le mot désignant le support technique en est venu à désigner l'œuvre elle- même, même si, aujourd'hui, la bande n'est plus forcément une pellicule photosensible, mais une bande magnétique (vidéo). L'industrie cinématographique est une industrie de prototypes. Le film est un objet unique, par essence rebelle à la normalisation, dont la fabrication exige de multiples concours. Il s'agit donc d'un produit onéreux. En France, par exemple, le devis d'un long métrage de fiction est de 30 millions de francs en moyenne (mais 176 millions pour Le Hussard sur le toit de Jean-Paul Rappeneau, 1995). Plusieurs mois sont nécessaires pour qu'un film passe de sa conception à sa présentation au public. Ce parcours lui-même passe par quatre phases. La première est la préparation : elle consiste à écrire le scénario du film et à rassembler les moyens financiers, matériels et humains pour le mener à bien. La deuxième phase est la réalisation (tournage) : les idées et les mots sont transformés en simulacres d'actions, puis enregistrés. La troisième est la finition : images et sons sont assemblés. La dernière phase est la diffusion : le film est mis sur le marché, distribué et présenté dans les salles. ________________ |
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Séance de maquillage
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