Le story-board

                               RETOUR
 

Il est possible d'affiner encore la préparation en faisant appel à un dessinateur qui, en concertation avec le réalisateur, illustre chaque plan à l'aide d'une ou de plusieurs esquisses qui précisent le cadrage, la composition, la lumière et le contenu visuel de l'image : c'est la technique dite du scénarimage (ou storyboard). Cette technique est indispensable à l' économie des productions à gros budget et à celles qui utilisent en abondance les effets spéciaux, lorsque plusieurs équipes concourent séparément à l'élaboration du film. Elle l'est moins pour des films à moyen budget. Le décalque fastidieux d'un découpage écrit ou dessiné risque de couper le souffle de vie que donnent les imprévus du tournage et les suggestions du dernier moment. Le découpage va servir de document de référence tout au long du tournage. Dès qu'il est achevé, le premier assistant réalisateur, avec l'aide du régisseur général et parfois de la scripte, en fait une lecture attentive. Ils procèdent au dépouillement, opération qui consiste à dresser la liste détaillée des besoins exigés par la réalisation du film : les décors, les interprètes, les costumes, les accessoires. En fonction des informations ainsi recueillies et des contraintes déjà connues, l'assistant et le régisseur composent le plan de travail, véritable " plan de bataille " du film. Présenté sous la forme d'un grand tableau, il précise le calendrier du tournage jour par jour, décor par décor, en mentionnant les interprètes, les accessoires et le matériel nécessaire à la réalisation de chaque scène. Ce tableau sera sans cesse revu et corrigé jusqu'à la fin du tournage, en fonction des nombreux aléas qui viennent immanquablement perturber l'organisation la plus minutieuse : disponibilité des studios et des autres lieux de réalisation, problèmes propres au montage des décors, intempéries, disponibilité des interprètes, etc.

                          _____________________