Burton Stephen Lancaster, dit Burt Lancaster              RETOUR

Acteur, producteur et cinéaste américain (New York 1913 - Century City, Californie, 1994).

Son sourire éclatant, ses prouesses athlétiques et l'entrain endiablé avec lequel il ferraillait dans La Flèche et le Flambeau (1950) ou dans Le Corsaire rouge (1952) désignaient à ses débuts Burt Lancaster comme un émule de Douglas Fairbanks ou d'Errol flynn. Mais ce n'était que l'un des aspects du talent d'un grand acteur, qui sut passer avec aisance d'un registre à l'autre, avec cette apparence de naturel et de spontanéité qui est la marque du grand professionnel. Cet ancien acrobate de cirque débute assez tard au cinéma mais il est remarquable dans son premier film, Les Tueurs (1946), où son jeu très sobre donne une densité tragique à un personnage marqué par la fatalité. Soucieux de ne pas être prisonnier de stéréotypes, il devient très vite son propre producteur et permet ainsi à Robert Aldritch de tourner Vera Cruz (1954) et Bronco Apache (1954), films dans lesquels, en hors-la-loi et en Indien, il se révèle un comédien truculent et lyrique. Puis il se voit confier des rôles à sa mesure : personnages hors du commun, ambitieux, mégalomanes ou aventuriers, comme dans Le Grand Chantage (1957), Le Prisonnier d'Alcatraz (1962), Sept Jours en mai (1964) et surtout Elmer Gentry le charlatan (1960), sa plus extraordinaire interprétation. C'est sous la direction de cinéastes non américains qu'il joue quelques-uns de ses rôles les plus prestigieux : Le Guépard (1963) et Violence et Passion (1975) de Luchino Visconti ; 1900 (1976) de Bernardo Bertulucci ; Atlantic City (1979) de Louis Malle ; La Peau (1981) de Liliana Cavani ; Local Hero (1983) de l'Anglais Bill Forsyth. Burt Lancaster passe derrière la caméra en 1955 pour réaliser un assez bon western, L'Homme du Kentucky ; il récidive en 1974 avec Le Flic se rebiffe, honorable film policier au scénario très habile.

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