| Fernand Joseph Désiré Contandin, dit Fernandel | ![]() |
RETOUR | ||
|
Acteur français (né à Marseille 1903 - décédé à Paris en 1971). Suivant les traces de son père, qui se transformait chaque fin de semaine en Sined, chanteur de caf'conc', le jeune Fernand, rétif aux études et aux emplois de bureau, joue le comique troupier au music-hall sous le nom de Fernand Sined. Lorsqu'il est fiancé à Henriette Manse (sœur de Jean Manse qui sera le scénariste et le dialoguiste de bon nombre de ses films), sa future belle-mère l'accueille toujours d'un joyeux " Vé, voilà le Fernand d'elle ! ", d'où le pseudonyme sous lequel il connaîtra la gloire. Fernandel débute au cinéma en 1930 dans Le Blanc et le Noir, adaptation d'une pièce de Sacha Guitry, qui aurait prédit au débutant : " Je ne sais pas d'où vous venez, mais vous irez loin. Vous avez une gueule de cheval et cela vous va bien ! " Il enchaîne film sur film, dans des rôles comiques bon enfant, roulant des yeux et jouant des mâchoires en poussant la chansonnette. Il tourne en cinq ans une quarantaine de courts et longs métrages sans prétention, jusqu'à sa rencontre avec Marcel Pagnol, qui révèle, dans Angèle (1934), un autre aspect de son talent. " Pagnol m'a donné le côté émotion que je n'avais pas ; moi, je ne songeais qu'à profiter au maximum de mon faciès pour faire rire les gens. " Regain (1937), Le Schpountz (1938), La Fille du puisatier (1940), tous trois de Pagnol, vont confirmer le talent dramatique du plus populaire des comiques. Popularité acquise grâce à d'énormes succès : François Ier (1937), Raphaël le Tatoué, Ernest le rebelle (1937), Les Rois du sport (1937), Barnabé (1938), Fric-Frac (1939), entre beaucoup d'autres. Désormais, sa carrière alterne les rôles comiques - L'Armoire volante (Carlo-Rim, 1948), Le Petit Monde de Don Camillo Julien Duvivier, 1951), La Vache et le Prisonnier (Henri Verneuil, 1959), La Cuisine au beurre (Gilles Grangier, 1963) - et les personnages sérieux : Meurtres ( Richard Pottier, 1950), L'Auberge rouge (Claude Autant-Lara, 1951), Le Fruit défendu (Henri Verneuil, 1952), Crésus (Jean giono, 1960) et Le Voyage du père (Denis de La Patellière, 1966). Parallèlement à cette incessante activité d'acteur, Fernandel est passé trois fois derrière la caméra pour réaliser Simplet (1942), Adrien (1943) et Adhémar ou le Jouet de la fatalité (1951), dont il est aussi l'interprète ; il a joué, au théâtre, des opérettes et des comédies de boulevard ; il a fondé, enfin, en association avec Jean Gabin , une société de production, la Gafer, qui a financé quelques-uns de ses derniers films. Henri Colpi, le metteur en scène du tout dernier, Heureux qui comme Ulysse (1970), lui rendra cet ultime hommage : " Fernandel était un grand professionnel. Toujours à l'heure, texte au rasoir, juste d'emblée . Une race qui se perd. " ___________________________ |
||||