| Catherine Dorléac, dite | ![]() |
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Actrice française (née à Paris en 1943). Malgré des parents comédiens et une sœur aînée, Françoise, qui rêve de le devenir, Catherine n'est pas attirée par le métier d'actrice. Elle suit sa sœur, qu'elle admire, et accepte de figurer à ses côtés dans Les portes claquent (Jacques Poitrenaud, 1960). C'est le cinéaste Roger Vadim qui la convainc de tenter une carrière dont il facilite le démarrage en lui offrant le rôle principal de son film Le Vice et la Vertu (1963). Le film est un échec que fait oublier l'année suivante le triomphe des Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy. La jeune comédienne y incarne, toute de grâce et de pudeur, une amoureuse romantique et émouvante. " Mais l'impassibilité de ce visage sublime suggère souvent une seconde existence pleine de pensées secrètes, et ce phénomène lui permet d'interpréter mieux que personne les rôles "doubles". " La pertinence de cette remarque de François Truffaut va se vérifier au long de la première partie de la carrière de Catherine Deneuve, qui alterne les œuvres " roses ", à l'image du film de Demy, et les œuvres " noires ", où sa beauté est un piège fatal. Ainsi, après Les Parapluies de Cherbourg, elle devient, dans Répulsion de Roman Polanski (1965), une meurtrière schizophrène. L'année des Demoiselles de Rochefort (1967), nouvelle comédie musicale de Jacques Demy, elle incarne dans Belle de jour de Luis Bunuel une bourgeoise qui se livre à la prostitution. Innocente victime d'un amour impossible dans Mayerling de Terence Young (1968), elle est le contraire dans La Sirène du Mississippi de François Truffaut (1969), où elle séduit et manipule par intérêt l'homme qui l'aime. En 1970, elle est la Peau d'âne du conte de fées de Demy, et la Tristana de Luis Buñuel, infirme et criminelle... Cette capacité à incarner des créatures de rêve ou de cauchemar caractérise le talent de Catherine Deneuve, qui a trouvé dans Le Dernier Métro de Truffaut (1980, son premier césar) un rôle qui en exprime toutes les facettes : Marion Steiner, épouse et maîtresse, y vit deux existences contradictoires, l'une dans le sous-sol de son théâtre, où son mari, juif, se cache des Allemands, l'autre sous les feux de la rampe, où elle est la partenaire de son amant. " À chaque film, elle a une virginité de débutante. C'est une page blanche sur laquelle on peut, chaque fois, raconter une nouvelle histoire ", dira d'elle André Téchiné, qui a su tirer partie de la maturité de Catherine Deneuve et lui donner - comme Régis Wargnier, qui l'a dirigée, complexe et romanesque, dans Indochine (1992, son second césar) - les personnages les plus riches de la seconde partie de sa carrière, dans Hôtel des Amériques (1981), Le Lieu du crime (1986), Ma saison préférée (1993) et Les Voleurs (1996). Elle est aujourd'hui, sans conteste, la grande dame du cinéma frnaçais. ________________________ |
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