Frederick E. Ansterlitz, dit 

Fred Astaire


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Acteur et danseur américain (Omaha, Nebraska, 1899- Los Angeles 1987).

Tout petit, Frederick Austerlitz assiste aux premiers pas de danse de sa sœur Adèle, de deux ans son aînée : il juge que c'est là un passe-temps de filles. Mais ses parents en décident autrement, qui l'inscrivent à la même école de danse que sa sœur, à New York. Le petit couple, baptisé Fred et Adèle Astaire, débute sur scène en 1905 avec un numéro d'une douzaine de minutes. Leur carrière a commencé. C'est d'abord les tournées dans des musiques halls de province où ils dansent sur des airs de Cole Porter ou Jerome Kern. C'est enfin, consécration suprême, les débuts à Broadway en 1917 avec la revue Over the Top. En 1924, ils sont les vedettes de Lady be Good, l'opérette de George et Ira Gershwin. Suivront, entre autres, Funny Face et, en 1931, The Band Wagon. En 1932, Adèle, qui s'est mariée, dit adieu à la danse. L'année suivante, Fred a une autre partenaire dans Gay Divorcee ; la critique fait la fine bouche : " Deux Astaire valent mieux qu'un ! 

                              Ginger et Fred

Au début des années 1930, le cinéma est devenu parlant. Fred Astaire, dont l'étoile pâlit au théâtre, cède aux sirènes hollywoodiennes. Après une première apparition dans Le Tourbillon de la danse (1933), il trouve en Ginger Rogers la partenaire rêvée. Leur entente est parfaite : ils interpréteront ensemble huit films dans les années 1930 parmi lesquels La Joyeuse Divorcée (1934), Le Danseur du dessus (Top Hat , 1935), Sur les ailes de la danse (Swing Time, 1936), L' Entreprenant Monsieur Petrov (1937), Amanda (1938). Lorsque le couple se dissout en 1939, la carrière du danseur marque le pas. Toutefois, ses deux films en compagnie de Rita Hayworth (L'Amour vint en dansant , 1941 ; Ô toi, ma charmante, 1943) prouvent que le talent du danseur n'est pas en cause. Mais il lui faudra, pour s'épanouir encore, une structure de production qui parie sur l'attrait de la comédie musicale.

                                 L'âge d'or

La Metro-Goldwyn-Mayer et l'un de ses producteurs les plus inventifs - Arthur Freed -, des cinéastes raffinés comme Charles Walters, Stanley Donen et Vincente Minnelli, des chorégraphes inspirés et de grands comédiens - également chanteurs et danseurs -, tous vont, de 1945 à 1960, donner à la comédie musicale quelques-uns de ses chefs-d' œuvre. Fred Astaire joue un rôle de premier plan dans cet âge d'or. Il interprète un duo au sommet avec Gene Kelly dans Ziegfeld Follies (1946). Il est associé à Judy Garland dans Parade de printemps (1948), retrouve Ginger Rogers pour Entrons dans la danse (1949), danse avec un balai, sur les murs, au plafond dans Mariage royal (1951). Et, dans Tous en scène (1953) et La Belle de Moscou (1957), il effectue avec Cyd Charisse ses derniers et plus beaux pas de deux. Fred Astaire termine sa carrière comme comédien dans quelques films (Le Dernier Rivage, 1959 ; La Tour infernale, 1974 ; Un taxi mauve, 1977) qui n'ajoutent rien à la gloire de celui qui fut, selon le chorégraphe George Balanchine : " Le plus intéressant, le plus inventif et le plus élégant danseur de tous les temps. "

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